Tuesday, January 13, 2004

Selon Statistiques Canada, chez les enfants de 7 et 13 ans, entre 1981 et 1996, l'embonpoint augmente de 15% à 35% pour les garçons, de 15% à 29% pour les filles. Quand à l'obésité, de cette même catégorie d'âge, pendant la même période, elle augmente de 5% à 17% pour les garçons et de 5% à 15% pour les filles.
Dans ce contexte, le cahier Plus de La Presse du 11 janvier 2004, a consacré deux pages entières à la problématique en dénonçant la malbouffe à l'école (cuisine de cafétéria, attrait du fastfood, présence des distributrices, exiguïté du réfectoire, etc.).

Montréal se démarque des autres régions au Québec, puisque les deux commissions scolaires, Commission scolaire de Montréal et Commission scolaire English-Montréal sont dotées de politiques alimentaires et engagent des diététistes. Dès le début des années 1970, le Conseil scolaire de l'île de Montréal a décidé de suventionné les cafétérias, en échange, l'organisme a pu exiger que les menus soient équilibrés. Encore aujourd'hui, grâce à une aide financière de près de 5 millions du ministère de l'Éducation, des dîners sont servis aux élèves défavorisés pour 0,50$ le repas. Une autre subvention du fonds de lutte contre la pauvreté permet de vendre le mets principal à 1,20$ pour tous. Mais il reste encore à faire: au printemps 2001, une enquête de la Direction de la santé publique de Montréal révèle que 48% des élèves refusent systématiquement les légumes et 18% se contentent de pâtisseries.

À l'instar de Marie Marquis, professeur de nutrition à l'Université de Montréal, mère de trois garçons, qui a "réglé le problème des cafétérias" en faisant les lunches, moi aussi, je fais des piles de sandwiches-maison!

No comments: